Les prémisses du stockage de données se situent en 1898. En effet, c’est à ce moment que le danois Valdemar Poulsen démontre théoriquement le principe d’enregistrement magnétique, qui reste encore le principe de base de nos disques durs d’aujourd’hui. La première application pratique date de 1956 quand IBM créé le premier disque dur moderne de … 5Mo ! 50 plateaux, une seule tête écriture/lecture, plus d’une tonne, près de 50 000 $ par an en location, le RAMAC était un précurseur monstrueux.
Que de chemin parcouru entre cette machine d’un autre temps et les disques durs de nos ordinateurs, qui en sont équipés depuis 1983. En un peu plus de 50 ans, les disques durs atteignent facilement le téraoctet de stockage, pour un cout par mégaoctet divisé par 10 millions ! Cependant, la miniaturisation des composants avait, semble-t-il, atteint son plafond de verre.
C’était sans compter l’apparition de l’hélium dans le procédé de fabrication des disques durs. En effet, en janvier, Seagate a annoncé la sorti dans le courant de l’année 2016 de son modèle de 10 To, le record actuel. Alors, comment cela est-il possible ?
L’hélium est un gaz 10 fois plus léger que l’air, et il servait déjà à la fabrication des disques durs, mais sans en faire partie intégrante. C’est désormais chose faite et les avantages sont multiples :
- Les frottements sont moins présents qu’avec de l’air, et donc il est possible de mettre plus de plateaux dans un même volume, d’ou une meilleure capacité de stockage.
- Moins de vibrations, donc une durée de vie augmentée de 25%.
- Une consommation électrique beaucoup plus faible du fait d’une chaleur dégagée inférieure de 3 à 4 degrés.
Si pour le moment, ce sont des disques durs très haut de gamme qui sont réservés au grands groupes, dont les investissements massifs et leurs retours sur investissement programmés sur le long terme n’effraient pas, la technologie devrait bientôt se démocratiser et enfin mettre fin à l’angoisse d’un disque dur plein.
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